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Présentation du rapport global

Sept-Îles, le 3 décembre 2018 – À titre d’initiateurs de la démarche il y a maintenant 5 ans, la Ville de Sept-Îles et le Port de Sept-Îles sont heureux de rendre disponible aujourd’hui le rapport global des travaux de recherche de l’Observatoire de veille environnementale de la baie de Sept-Îles et qui incluent les données et les résultats des phases I, II et III.

Cette étude d’envergure fut confiée localement à l’Institut nordique de recherche en environnement et en santé au travail (INREST) qui a su s’adjoindre de nombreux collaborateurs scientifiques afin d’accomplir pleinement son mandat.

« Pour la Ville ainsi que le Port de Sept-Îles, la réalisation de ce projet visait d’abord à répondre à un besoin de mieux connaître la baie, son état, ainsi que les impacts du développement sur son pourtour. Les connaissances acquises nous permettront maintenant d’envisager les approches adéquates pour en assurer la préservation à long terme. Elles permettront par exemple de mieux évaluer la capacité du milieu à accueillir des projets acceptables et sécuritaires, tant pour la population que pour l’environnement, » déclarent messieurs Réjean Porlier, maire de la ville de Sept-Îles et Pierre D. Gagnon, président-directeur général du Port de Sept-Îles.

« Le Gouvernement du Québec, par l’entremise de la Société du Plan Nord, est fier de supporter la démarche novatrice mise de l’avant par l’Observatoire de veille environnementale de la baie de Sept-Îles. Il est réjouissant de constater que ce grand projet de caractérisation de l’écosystème de la baie s’est concrétisé grâce au travail concerté de plusieurs partenaires du milieu, » déclare monsieur Jonatan Julien, ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles et ministre responsable de la région de la Côte-Nord.

Les travaux de l’Observatoire se sont échelonnés sur quatre années, durant les saisons printanière, estivale et/ou automnale de 2013 (Phase I), 2014 (Phase II) ainsi que 2016 et 2017 (Phase III), et ont nécessité une imposante mobilisation de chercheurs. « Un projet de cette envergure requiert des experts dans plusieurs domaines liés aux sciences de l’environnement. Une équipe multidisciplinaire de plus de 40 experts — professeurs de différentes universités, chercheurs de deuxième cycle, de niveaux doctoral et postdoctoral — appuyée par des techniciens et des biologistes, a été constituée afin de réaliser un portrait actualisé de la qualité du milieu et des écosystèmes de la baie de Sept-Îles » souligne Dre Julie Carrière, directrice du projet.

Financement du projet
Au total, ce projet aura nécessité des investissements de près de 1,2 million $ et une contribution en nature équivalente à 500 000 $ des entreprises de la région. Il faut rappeler que les deux premières phases furent financées conjointement par le Port et la Ville de Sept-Îles, alors que la troisième phase au montant de 650 000 $ aura obtenu un financement de la Société du Plan Nord avec 217 000 $ pour le tiers des coûts. La mobilisation des entreprises Aluminerie Alouette, Compagnie minière IOC, Mine Arnaud, Tata Steel Minerals Canada et Minerai de fer Québec a permis de contribuer pour un tiers des frais également. La Ville et le Port se sont vus partager le dernier tiers.

Conclusion générale (extraits du rapport)
Les constats issus des différentes études réalisées ainsi que des données connues par l’équipe au moment de la rédaction du présent rapport témoignent de la bonne qualité du milieu dans son ensemble.

La qualité de l’eau, de façon générale, pour l’ensemble de la baie de Sept-Îles, en appliquant deux indices de qualité de l’eau, est classifiée B, à savoir une eau de qualité satisfaisante permettant la plupart des usages avec des concentrations qui s’écartent rarement des niveaux naturels ou souhaitables.

Pour la qualité des sédiments, en se basant sur les critères actuels, en vigueur au moment de la rédaction du rapport, établi pour des sédiments de géologie différente à celle de la région à l’étude, on observe des échantillons ayant un critère variant de « ne nécessitant aucune mesure » à « éviter la présence de nouvelles sources de contamination » pour certaines stations d’échantillonnage. Les valeurs les plus élevées ont principalement été observées dans les secteurs industriels, et ce pour des paramètres précis. Cet état de fait était prévisible étant donné qu’il y a eu plus de 65 années d’exploitation industrielle dans ou près de ces sites d’échantillonnage. Des critères reconnaissant la signature géologique locale seront à développer.

Dorénavant, afin de maintenir la qualité du milieu et des écosystèmes, il sera impératif que les gestionnaires, les dirigeants, les représentants gouvernementaux et la population puissent s’appuyer sur ce rapport, et plus particulièrement ses recommandations, afin de s’assurer de préserver les écosystèmes de la baie de Sept-Îles par un développement durable, et ce pour les générations à venir.

Pour consulter le rapport
Le rapport peut être consulté en ligne à l’adresse www.baie.septiles.ca. La population peut soumettre ses questions en remplissant le questionnaire prévu à cet effet, et ce, jusqu’au 31 janvier 2019. Toutes les questions reçues seront compilées et les réponses seront publiées sur le site.

Le rapport sera aussi disponible sur les sites web du Port de Sept-Îles et de l’INREST. Une version papier a été déposée pour consultation à la Bibliothèque Louis-Ange-Santerre.

Mentionnons également qu’une exposition d’affiches résumant les principaux thèmes de l’étude se tiendra du 5 décembre 2018 au 31 janvier 2019 dans le hall de la Bibliothèque Louis-Ange-Santerre ainsi que dans la Salle Jeunesse Port de Sept-Îles du Musée régional de la Côte-Nord.

À propos de l’Observatoire de veille environnementale de la baie de Sept-Îles
Lancé en 2013 par la Ville de Sept-Îles et le Port de Sept-Îles, l’Observatoire de veille environnementale de la baie de Sept-Îles est une démarche novatrice de caractérisation de l’écosystème de la baie, qui démontre depuis l’accomplissement de sa dernière phase, la volonté des partenaires et usagers à travailler conjointement en matière d’environnement et de développement durable. Elle vise à obtenir une vision globale de la baie, ainsi qu’un outil de suivi pour le futur.

À propos de l’INREST
L’Institut nordique de recherche en environnement et en santé au travail (INREST) a pour mission de réaliser des activités de recherche en lien avec les sciences de l’environnement et de la santé au travail. Les objectifs de l’INREST visent à développer des projets innovateurs à caractère appliqué tenant compte des préoccupations de développement durable, à assurer un soutien scientifique à la prise de décision et à mesurer les impacts sur les écosystèmes, l’environnement, la santé de la population et la sécurité des travailleurs. L’organisation promeut la mise en commun des ressources des partenaires pour proposer des solutions aux défis posés par le développement nordique. L’INREST est le gestionnaire de l’unité de recherche en environnement et en santé au travail du Cégep de Sept-Îles. (www.inrest.ca).

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Sources :
Patsy Keays
Directrice, Affaires corporatives
Port de Sept-Îles
Tél. : 418 961-1235

Amélie Robillard
Conseillère en communications
Ville de Sept-Îles
Tél. : 418 964-3344

Dre Julie Carrière
Directrice et chercheure
INREST
Tél : 418 962-9848, poste 369

Pour visiter le Musée régional de la Côte-Nord :
Christine Lebel
Agente d’éducation et d’animation culturelle
Responsable des communications
Musée régional de la Côte-Nord
Tél. : (418) 968-2070, poste 27

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