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Aujourd’hui se tient la réunion préparatoire à la saison hivernale, organisée par la Fédération maritime du Canada et lors de laquelle la Garde-côtière canadienne (GCC) présente à l’industrie maritime sa planification de la saison hivernale à venir. Plus particulièrement, c’est l’occasion pour la GCC  d’annoncer le nombre de brise-glaces disponibles, son plan de déploiement ainsi que les prévisions météorologiques relatives aux précipitations et au couvert de glace.

Cette réunion est l’occasion pour la Sodes de réitérer qu’il est capital de procéder au renouvellement de la flotte de brise-glaces de la GCC pour les raisons suivantes:

·         L’âge moyen des navires (33 ans) engendre des bris imprévus, fréquents et pour lesquels il est difficile de se procurer des pièces de rechange.

·         Les travaux tenus dans le cadre du renouvellement de l’entente sur le déglaçage entre l’industrie maritime et la GCC ont mis en lumière un déficit en termes de disponibilité de brise-glaces pour les 10 prochaines années.

·         Les niveaux d’eau élevés dans le système Saint-Laurent—Grands-Lacs pourraient accroître les besoins d’intervention en déglaçage, notamment dans la Voie maritime, pour prévenir les embâcles et inondations.

Rappelons également qu’à la suite d’un déglaçage inadéquat en 2013 et en 2014, l’état des glaces était tel que le transit de plusieurs navires avait dû être retardé ou reporté, engendrant des pertes financières évaluées à plus de 100 000$/navire, et ce, par 24h de retard. En plus de conséquences économiques considérables, une telle situation porte également atteinte à la réputation de l’industrie dans un milieu ultra-compétitif de libre-échanges.

Pour toutes ces raisons, la Sodes recommande, une fois de plus, à la GCC:

·         D’effectuer un renouvellement de la flotte de brise-glaces avec des classes égales ou supérieures à la classe 1200 (brise-glace moyen)

·         De prévoir un plan B à court, moyen et long terme pour combler le manque de brise-glaces en prévoyant, par exemple, l’affrètement ou l’achat de brise-glaces étrangers existants.

La Sodes fait valoir, de concert avec ses membres et partenaires de l’industrie maritime, depuis plusieurs années qu’en tant que pays bordé de trois océans et détenant le plus long littoral au monde, le Canada ne peut disposer d’une flotte de brise-glaces précaires. Il en va de sa capacité à soutenir le commerce, particulièrement dans le Corridor Saint-Laurent—Grands Lacs.

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