Un peu d'histoire
L’histoire géologique
L’histoire géologique du Saint-Laurent remonte à la dernière glaciation, de 25 000 à 10 000 ans avant notre ère. Un réchauffement du climat a graduellement fait fondre cette glace. La calotte glaciaire a alors commencé à se retirer dans la région du sud du Québec. À la suite de ce retrait, les terres ont été occupées par la mer de Champlain. Cette mer a été créée par le recul des glaces, il y a environ 13 100 ans.
Cette mer intérieure temporaire occupait une très grande superficie dans toute la vallée actuelle du Saint-Laurent. Elle s'étendait vers le Saguenay-Lac-Saint-Jean, occupait une partie de la vallée de l'Outaouais et submergeait l'actuel lac Champlain. Elle a disparu il y a environ 10 600 ans lors de la remontée du Bouclier canadien.
Puis, au fil des millénaires et du relèvement du continent, la mer de Champlain a laissé place à un cours d’eau qui sert d’exutoire aux Grands Lacs : le fleuve Saint-Laurent. Le fleuve coule aujourd’hui dans la faille de Logan et dans une formation géologique appelée « plate-forme du Saint-Laurent », une bande étroite au relief relativement plat bordée au nord par le Bouclier canadien et au sud par les Appalaches, deux vieilles chaînes de montagnes.
La naissance des premiers phares
Pour prévenir les désastres maritimes, des milliers de phares, bouées et autres aides à la navigation ont été érigés. La Chambre d’assemblée du Bas-Canada a créé, le 14 mai 1805, la Trinity House de Québec dans le but de régir le pilotage et de doter le Saint-Laurent d’une infrastructure d’aide à la navigation sécuritaire.
Le 18 février 1806, la Trinity House de Québec a proposé la construction d’un premier phare, le phare de l'île Verte. Il aura fallu 21 ans avant qu’un deuxième phare soit allumé sur le fleuve, le phare de Pointe-des-Monts. Par la suite, tout un réseau de phares a été établi avec comme seul objectif d'éclairer la voie aux navigateurs vers nos ports.


