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VANCOUVER, le 15 mars 2018 – Le gouvernement du Canada s’est engagé à protéger l’emblématique épaulard résident du Sud. Dans le cadre du Plan de protection des océans – un investissement historique de 1,5 milliard de dollars visant à assurer la santé, la sécurité et une meilleure protection de nos océans – le gouvernement prend des mesures pour protéger les mammifères marins.

Aujourd’hui, l’honorable Dominic LeBlanc, ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, a annoncé un nouveau financement de 9,1 millions de dollars dans la recherche scientifique, pour mettre au point et tester des technologies capables de détecter la présence des baleines. La capacité à recueillir des renseignements en temps quasi réel pourrait aider à prévenir les navigateurs de la présence de baleines dans une zone donnée, réduisant ainsi le risque de collision.

Le ministre LeBlanc a également annoncé plus de 3,1 millions de dollars pour quatre projets de recherche, visant à étudier les incidences du bruit sous-marin sur les mammifères marins, y compris l’épaulard résident du Sud, et visant aussi à étudier les causes entraînant une réduction de la disponibilité de leurs proies.

  • L’Université de la Colombie-Britannique recevra 1,1 million de dollars pour examiner la manière dont les changements, qui se produisent dans le réseau trophique des zones de l’épaulard résident du Sud, nuisent à l’abondance et à la qualité du saumon quinnat ─ la première source d’alimentation de cette baleine.
  • Ocean Wise recevra 942 000 dollars pour une évaluation exhaustive de la santé et de l’état des populations d’épaulards résidents du Nord et du Sud afin de mieux comprendre l’incidence des facteurs de stress environnementaux, en particulier le bruit et la limitation des proies.
  • L’Université de Victoria recevra plus de 935 000 dollars pour mieux comprendre le comportement et les vulnérabilités de l’épaulard résident du Sud et de ses proies.
  • L’Administration portuaire de Vancouver Fraser recevra 200 000 dollars pour continuer d’exploiter un poste d’écoute sous-marin dans le détroit de Georgia, mesurant et surveillant les niveaux de bruit provenant de navires commerciaux et la présence d’épaulards résidents du Sud dans la mer des Salish.

Outre ces importants investissements consentis dans le cadre du Plan de protection des océans, le budget de 2018 comprend 167,4 millions de dollars sur cinq ans, pour aider à protéger et rétablir les espèces de baleines en voie de disparition au Canada, notamment l’épaulard résident du Sud, la baleine noire de l’Atlantique Nord et le béluga de l’estuaire du Saint-Laurent. Des fonds sont destinés à des activités scientifiques pour aider à mieux comprendre les facteurs qui influent sur la santé des populations de baleines, et à des mesures visant à aider à réduire les menaces découlant des activités humaines.

Cet investissement consenti dans le budget de 2018 s’appuie sur un examen scientifique entrepris en 2017 par Pêches et Océans Canada, qui a mobilisé les gouvernements, les groupes autochtones, les intervenants et le public dans son ensemble, pour répondre à la manière de protéger davantage la baleine noire de l’Atlantique Nord, le béluga de l’estuaire du Saint-Laurent et l’épaulard résident du Sud. Les commentaires reçus au cours de la mobilisation ont permis d’éclairer la planification et la prise de décisions des efforts d’un rétablissement amélioré de ces populations de baleines. Le rapport intitulé « Ce que nous avons entendu » est désormais disponible en ligne.

Le Plan de protection des océans, d’un montant de 1,5 milliard de dollars, est l’investissement le plus important jamais effectué pour protéger les côtes et les voies navigables du Canada. Grâce à ce plan, le gouvernement du Canada établit un système de sécurité maritime de classe mondiale, qui offre des possibilités économiques aux Canadiens aujourd’hui, tout en protégeant nos côtes et nos voies navigables pour les générations futures. Ces travaux sont réalisés en étroite collaboration avec les peuples autochtones, les intervenants locaux et les collectivités côtières.

CITATIONS

« Il nous incombe de veiller à ce que les baleines soient protégées pour les générations futures et, à cette fin, nous continuons à examiner toutes les options disponibles pour protéger davantage les baleines dans nos eaux. Nous écoutons les navigateurs et nous effectuons des investissements dans le cadre du Plan de protection des océans, qui nous aideront à mieux comprendre et à remédier aux répercussions humaines sur notre précieuse vie marine. »
L’honorable Dominic LeBlanc, C. P., c. r., député, ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne

« Ces fonds nous aideront à trouver des réponses aux questions importantes de disponibilité du saumon quinnat et de besoins nutritionnels de l’épaulard résident du Sud en voie de disparition. Cette population ne comptant plus que 76 individus, toute information que nous pouvons obtenir sur les menaces qui pèsent sur les épaulards est essentielle à leur survie. »
Andrew Trites, directeur du centre de recherche sur les mammifères marins de l’UBC, Institute for the Oceans and Fisheries

« Nous sommes ravis de pouvoir entreprendre d’importants travaux de recherche sur les effets de l’activité humaine sur les épaulards résidents du Sud et sur leurs proies. Nous devrions aider ainsi à beaucoup mieux comprendre les agents de stress touchant ces superbes mammifères marins et, à terme, à prendre des mesures d’atténuation qui contribueront à assurer leur survie et leur prospérité à long terme. »
Francis Juanes, écologiste des pêches et titulaire de la chaire de recherche sur les pêches Liber Ero, Université deVictoria

« Nos scientifiques étudient l’épaulard depuis plus de 50 ans. Nous avons appris que ce prédateur de niveau trophique supérieur au sommet de la chaîne alimentaire est tout de même sensible aux pressions qu’exerce l’activité humaine sur son environnement. Ces fonds, pour lesquels nous sommes très reconnaissants, nous permettront de continuer à évaluer les menaces à leur survie, telles que le manque de proies, les contaminants et les bruits sous-marins, et d’aider à trouver des solutions favorisant leur rétablissement. »
John Nightingale, PhD, président-directeur général, Ocean Wise

« Notre priorité est de mieux comprendre les effets des activités de transport maritime sur les baleines en péril dans notre région grâce aux travaux du programme ECHO piloté par l’administration portuaire. La contribution financière du gouvernement fédéral à la troisième année d’opération de la station d’écoute sous-marine dans le détroit de Georgianous permettra d’accroître les données scientifiques qui étayeront d’éventuelles mesures pour réduire les effets négatifs du bruit causé par les navires, ce qui, en revanche, nous aidera à accomplir notre vision d’avoir le port le plus viable au monde. »
Duncan Wilson, vice-président, Responsabilité sociale d’entreprise, Administration portuaire de Vancouver Fraser

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