La Convention internationale pour le contrôle et la gestion des eaux de ballast et sédiments des navires est entrée en vigueur le 8 septembre 2017 et la plupart des navires fréquentant les eaux canadiennes devront être équipés d’un système de traitement des eaux de ballast à bord lorsque le Canada aura transposé les exigences de la Convention dans son cadre légal et réglementaire.

Un système de traitement des eaux de ballast a pour fonction de tuer ou inactiver (c’est-à-dire rendre infertile) les organismes aquatiques qui sont pompés avec l’eau de ballast. En effet, certains de ces organismes sont non indigènes et peuvent mettre en danger la santé publique, les infrastructures marines et la biodiversité du milieu récepteur lorsque l’eau de ballast est rejetée.

Il existe plusieurs types de traitement. Ceux-ci peuvent être divisés en trois catégories : les systèmes mécaniques (p. ex. filtration, floculation), physiques (p. ex. rayons UV, ultrasons, désoxygénation) et chimiques (p. ex. désinfection au chlore, à l’ozone, chloration électrique). La plupart des systèmes de traitement combinent au moins deux de ces méthodes afin que les eaux de ballast traitées respectent le standard de rejet défini par les autorités.

Le choix d’une méthode est un exercice très complexe car il faut tenir compte d’un grand nombre de facteurs contraignants : l’espace disponible à bord, les qualités physico-chimiques des eaux dans lesquelles opère le navire (température, salinité, turbidité) qui vont affecter l’efficacité du système, la facilité et le coût d’installation et d’opération du système, la gestion des résidus, etc. Le choix est particulièrement complexe dans le réseau Saint-Laurent―Grands Lacs puisque les navires opèrent dans des eaux à salinité et température variables. Un navire océanique qui se rend dans les Grands Lacs doit ainsi être équipé d’un système qui fonctionne dans différentes conditions de température et de salinité.

Plusieurs armateurs du Saint-Laurent ont activement participé à la recherche et au développement de solutions ou mis à l’essai des systèmes sur leurs navires.

Par exemple, Canada Steamship Lines (CSL) a participé à un programme volontaire de la Garde côtière américaine qui lui a permis de tester des systèmes prototypes dans les conditions particulières des Grands Lacs. CSL a également fait l’essai de filtres mécaniques.

La compagnie Fednav, pour sa part, a investi plusieurs millions de dollars pour tester plusieurs systèmes de traitement. Riche de ces expériences, elle a été la première compagnie canadienne opérant dans les Grands Lacs à faire l’acquisition de systèmes de traitement (12 au total) pour sa nouvelle flotte en construction, avant même l’entrée en vigueur de la convention.

BACK