Photo credit: Louis Rhéaume
Photo credit: Louis Rhéaume

Les activités de dragage dans le Saint-Laurent sont réalisées dans le cadre de travaux d’entretien afin de maintenir la profondeur requise pour assurer la sécurité de la navigation. Les travaux de dragage sont exécutés par des navires et engins spécialisés selon la nature des travaux et de l’environnement dans lequel ils sont effectués.
Les sédiments extraits sont ensuite immergés en haute mer (rejet en eau libre, nécessitant un permis délivré par Environnement et Changements climatiques Canada (ECCC)) ou mis en dépôt terrestre, selon leur degré de contamination.

Au total, environ 450 000 m3 de sédiments sont dragués chaque année dans le Saint-Laurent.
(source : Recommandations pour la gestion des matières en suspension (MES) lors des activités de dragage, Plan d’action Saint-Laurent 2011-2026)

Le dragage a des impacts sur l’environnement. Les sédiments au fond du fleuve peuvent être contaminés par des métaux lourds, BPC, et autres produits toxiques, vestige d’une ère industrielle où le fleuve a servi de dépotoir. Les activités de dragage mettent alors en suspension ces contaminants jusque-là confinés et qui peuvent représenter une menace pour la vie aquatique.

En raison de ses impacts, le dragage est une activité strictement encadrée impliquant plusieurs paliers gouvernementaux. Bien que les travaux de dragage soient de juridiction fédérale (impliquant notamment la Garde côtière canadienne (Pêches et Océans Canada), Services publics et Approvisionnement Canada et Environnement et Changements climatiques Canada), ceux réalisés au Québec peuvent également être assujettis à des lois et règlements provinciaux et municipaux.

Le cadre réglementaire applicable peut varier d’un projet à un autre selon le promoteur, la nature des travaux, le mode de gestion pour les matériaux de dragage ou encore la localisation géographique du projet.

Voici la liste des lois qui régissent les activités de dragage au Québec :
Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune
Loi sur la qualité de l’environnement
Loi sur les océans
Loi sur les espèces en péril
Loi sur les espèces sauvages du Canada
Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs
Loi sur les pêches
Loi sur la protection de la navigation
Loi canadienne sur l’évaluation environnementale
Loi canadienne sur la protection de l’environnement.

Selon l’envergure des travaux, certaines activités de dragage sont assujetties à la procédure d’évaluation et d’examen des impacts environnementaux exigeant la réalisation d’une étude d’impacts et une consultation du public (Règlement sur l’évaluation et l’examen des impacts sur l’environnement).

Le Québec applique une approche de gestion intégrée du dragage et des sédiments (GIDS), c’est-à-dire que l’ensemble des opérations de dragage, incluant la gestion des sédiments (contaminés ou non), sont planifiées sur la base d’une analyse de tous les aspects du milieu (physiques, biologiques, socio-économiques, culturels, etc.), en concertation avec l’ensemble des acteurs impliqués. L’objectif consiste à trouver les meilleures solutions possibles pour la protection du milieu, compte tenu de la qualité des sédiments et des répercussions envisagées sur l’environnement, tout en étant le plus réaliste possible au point de vue socio-économique.

Les travaux de dragage en cours ou planifiés peuvent être consultés sur le Registre de planification des activités de dragage.

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