Collisions avec les mammifères marins

Les collisions entre les navires et les cétacés sont un phénomène bien connu. Même si, de manière générale, les cétacés sont capables de réagir rapidement au danger, dans certaines situations (p.ex. quand ils dorment, se reposent, allaitent ou se reproduisent), ils sont moins alertes et n’ont donc pas toujours le temps de se déplacer. La collision avec un navire peut alors les blesser, voire les tuer.

La région du parc marin du Saguenay-Saint-Laurent et des eaux avoisinantes abrite une population résidente de bélugas du Saint-Laurent et attire également une grande diversité de mammifères marins qui y migrent, principalement entre mai et octobre, pour s’alimenter.

La situation de certaines espèces, telles que le rorqual bleu est très précaire de sorte que la mort de quelques individus seulement représente une menace pour son rétablissement.

Mesures de protection volontaires pour réduire les risques de collisions avec les rorquals et minimiser l'impact du bruit sur les bélugas
Mesures de protection volontaires pour réduire les risques de collisions avec les rorquals et minimiser l’impact du bruit sur les bélugas

En 2011, le Groupe de travail sur le transport maritime et la protection des mammifères marins (G2T3M), une collaboration entre des scientifiques, les autorités réglementaires et l’industrie maritime, a établi des zones de réduction de vitesse volontaire dans l’estuaire du Saint-Laurent, en vigueur depuis le 1er juin 2013. Plus particulièrement, ces mesures volontaires sont applicables au passage des navires marchands et de croisière entre Pointe à Boisvert et Cap-de-la-Tête-au-Chien (voir carte).  Elles définissent notamment une aire de vigilance, à l’intérieur de laquelle une vigilance accrue est recommandée; une aire de ralentissement, à l’intérieur de laquelle la vitesse de transit devrait être réduite à 10 nœuds et une aire d’évitement, zone à éviter le plus possible puisque fortement fréquentée par les rorquals bleus, une espèce en voie de disparition.

On estime qu’un navire à la vitesse de 10 nœuds représente 31 % de risque de mort ou de blessure grave pour le cétacé percuté. À 17 nœuds, le risque grimpe à 90 %.

En adoptant ces mesures, les risques de collisions ont été réduits de presque  40 %.
(Source: Pêches et Océans Canada, Infocéans, octobre-novembre 2017/volume 17/numéro 5)

 

Guide Navires et baleines de l’Atlantique Nord-Ouest

Ce guide, produit par le Réseau d’observation des mammifères marins (ROMM)  en collaboration avec la Fédération maritime du Canada, i a permis de collecter et synthétiser les informations sur le trafic maritime et la répartition d’une douzaine d’espèces marines fréquentant les eaux du Saint-Laurent et celles de côtes de l’est du Canada. Des cartes indiquant des zones de cohabitation à haut risque ont aussi pu être établies.

Ainsi, les cartes indiquent, pour chaque zone, les probabilités de rencontre avec un grand cétacé. Le guide se veut un outil d’information et de sensibilisation pour les navigateurs afin que ces derniers exercent une plus forte vigilance à l’intérieur de ces zones pour ne pas frapper un cétacé.

 

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