Mesures volontaires de réduction de vitesse

Érosion des berges :

L’érosion des berges est un phénomène complexe engendré par plusieurs facteurs naturels, dont les glaces, les vagues de vent, les courants et les crues. Mais elle est aussi attribuable à des causes d’origine humaine, notamment les vagues produites par le remous des navires commerciaux et de plaisance, ce qu’on appelle le «batillage.»

En 2000, l’industrie maritime a adopté une mesure volontaire de réduction de la vitesse des navires dans quatre zones situées entre Sorel et Montréal, sur une longueur de près de 25 km, afin d’atténuer l’érosion causée par le battement des vagues produites par les navires sur le rivage. La directive de ralentissement volontaire des navires incite les pilotes des navires à ne pas dépasser une vitesse de 10 nœuds dans la zone ciblée.

Cette mesure volontaire représente un grand succès avec un taux moyen de conformité qui n’a cessé d’augmenter avec les années. Il s’est maintenu à 98 % en 2014 et 2015 et avoisine les 99 % depuis 2016.
Source : Plan d’action Saint-Laurent

 

Stratégie de navigation durable

Les gouvernements du Canada et du Québec collaborent, depuis 1988, à la conservation et la mise en valeur du Saint-Laurent dans le cadre de l’entente Canada-Québec sur le Saint-Laurent. Ainsi, par le biais du Plan d’action Saint-Laurent 2011-2026, les efforts d’environ 18 agences et ministères issus des différents paliers gouvernementaux visent à favoriser la gestion intégrée du Saint-Laurent par la réalisation d’actions conjointes.

Par exemple, le Comité de concertation navigation (CCN) a été fondé en 1998 avec l’objectif d’encourager la concertation entre les représentants de l’industrie maritime, des intervenants environnementaux, des gouvernements et de la population au sujet des enjeux environnementaux liés à la navigation commerciale et de plaisance.

Le fruit de cette concertation est la publication d’une Stratégie de navigation durable (SND) publiée initialement en 2014 et qui en est actuellement à sa deuxième mouture. La SND se veut un document d’orientation sur les enjeux prioritaires et sur les actions à prendre dans le but d’harmoniser les pratiques de navigation avec la protection des écosystèmes du fleuve. La création d’un registre de planification des activités de dragage, ainsi que l’application d’une mesure volontaire de réduction de la vitesse des navires dans des zones sensibles à l’érosion sont des exemples des projets qui ont émané de cette concertation.

Source : site Web Plan d’action St-Laurent

 

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